La sorcellerie : un peu d'histoire


Dans notre imaginaire collectif, la sorcière est une vieille femme souvent laide au nez crochu, portant un chapeau pointu, enfourchant un balai pour s’envoler les nuits de pleine lune.

Ricanant sans cesse, elle lance des sorts malveillants aux pauvres humains que nous sommes. Elle fraye avec l’occulte et pactise avec le diable.





Dans l’histoire, on trouve des références à la sorcellerie dans des textes antiques dans l’Égypte ancienne, en Mésopotamie et à Babylone, environ 2000 av. J.-C., mais sont aussi nombreuses dans le Tanakh (la bible hébraïque correspondant à l’Ancien Testament), le Nouveau Testament, et dans de nombreuses cultures grecques, romaines, celtes, gauloises, africaines …


En France, c’est au XIIIe siècle que commencent les prémices de la chasse aux sorcières avec l’édition d’une bulle pontificale « La vox in Roma » du Pape Grégoire IX, qui condamne les cérémonies maléfiques secrètes organisées par des hérétiques. Suite à la publication d’un traité sur la sorcellerie « Malleus Maleficarum » rédigé par deux dominicains en 1486 qui énonce les règles à suivre pour débusquer les hérétiques que la chasse aux sorcières prend son apogée où de pauvres hères après être passés par le tribunal de l’Inquisition pour des motifs fallacieux brûleront sur des buchers. C’était surtout des femmes qui se verront être accusées de sorcellerie et de pactiser avec le diable. Le dernier procès pour sorcellerie aura lieu en Suisse en 1786.



Tout était signe de diablerie ! Les inquisiteurs examinaient les sorcières à la recherche de la marque apposée par le Diable lors de la signature du pacte. Ces marques étaient reconnaissables de leurs insensibilités à la douleur, mais difficiles à trouver, cachées dans le cuir chevelu, la bouche, les parties génitales. Ces pauvresses étaient rasées, dénudées, les yeux bandés. Des chirurgiens munis de leurs aiguilles devaient trouver l’endroit insensible et qui n’émettait aucun sang pour conclure à l’allégeance de la malheureuse au Diable.




La sorcière Antide Colas avait au-dessus du nombril un trou par lequel un démon incube du nom de Lizabeth la possédait. Ce trou, dit-on se referma progressivement quand elle fut emprisonnée. Elle fut brulée vive à Dole le 20 février 1599.


50 000 victimes pour l’Allemagne, la France et la Belgique majoritairement des femmes.

C' était des herboristes, sages-femmes, veilleuses des malades et des morts, souvent vieilles, laides et pauvres, maréchaux-ferrants, tailleurs, bucherons, gitans, taupiers et ecclésiastiques. Tous ce qui ne pouvait pas être expliqué semblait douteux. Les étrangers aux religions différentes étaient particulièrement dans le collimateur : les croyances juives étant l'hérésie par excellence. Les vaches ne donnaient plus de lait, c'était un sort jeté par un tel. Les semences n'avaient pas poussé. C'était la vieille femme malade qui vit seule recluse au fond des bois qui la nuit faisait certainement sabbat. Et des preuves ! et bien des preuves on en trouvait toujours puisqu'on était dans une évaluation basée sur des superstitions !


Je vous recommande comme lecture :


Le livre de Pierre et Renaud BENOIST « Les Sorcières de l’histoire au folklore » où les auteurs, père et fils racontent l'histoire des sorcières, leurs folklores mais aussi leur histoire personnelle avec une sorcière parmi leurs ancêtres, mais aussi les différentes affaires de sorcellerie.

Depuis la nuit des temps, les femmes ont célébré la communion entre les hommes et la nature. Des magiciennes vénérées des temps anciens aux sorcières traquées du moyen-âge, comment celles-ci ont pu devenir ces êtres terrifiant les habitants des petits villages ? Que reste-t-il de ces affaires de procés en sorcellerie qui eurent lieu partout en Europe, et surtout en France durant la terrible Inquisition ? De l'histoire au folklore, ce livre conte les origines de celles que l'on a appelées sorcières, et qui ont toujours fasciné l'imaginaire populaire.



«Le livre secret des sorcières» de Katherine Quenot, un abécédaire joliment illustré qui dévoilent les mystères de la sorcellerie.











Crédits photos : Pixabay, wikipedia

Source : Wikipedia "la sorcellerie", "l'inquisition", "les sorcières de l'histoire au folklore" de Pierre et Renaud Benoist, "le livre secret des sorcières" de Katherine Quenot, "l'encyclopédie de l'Occulte" de Christopher Dell, le petit Larousse des symboles et Signes.

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